OBSERVATION D’OVNI : L’ESTIMATION DES DISTANCES


Lors de l’interrogation d’un témoin, il faut prendre garde à ne pas mentionner la distance de façon très précise, donnant l’illusion que celle-ci a été mesurée par télémétrie, alors qu’il ne s’agit que d’une estimation.

Comment l’oeil humain estime-t-il la distance ? Par une sorte de parallaxe tout d’abord (Fig.l) Le cerveau recueille l’information de l’effort effectué par les muscles oculaires et ainsi estime l’angle de visée. La faible distance entre les 2 yeux en fait un instrument très peu précis pour tout ce qui n’est pas une vision rapprochée. Enfin, le cerveau humain travaille surtout par astuce et c’est très valable pour les distances moyenne et lointaines. Il effectue donc une comparaison entre la grandeur apparente de l’objet et sa grandeur réelle. Lorsque l’objet est au sol, il peut encore estimer le rapport à l’horizon visible (10-11km), suivant des lignes de perspectives réelles (Fig.2> (une route, ligne téléphonique, ...) ou à défaut qu’il devra imaginer.




Pour un objet en vol, p.ex. un 747, il peut déterminer son altitude, car il connaît sa taille au sol. Interrogez par contre des personnes peu au courant des dimensions au sol des avions et vous verrez l’imprécision de ces estimations. Et pour un 0.V.N.I ? L’oeil humain lui attribue une taille tout-à-fait subjective, ce qui fausse une estimation correcte de la distance. Et pour des lumières, la nuit ? Beaucoup d’êtres humains commettent de nombreuses erreurs d’appréciation des distances de nuit (Fig. 3) sans compter les cas de myopie nocturne. Alors pour un point lumineux, faire la différence entre 500m, 500km ou quelques années-lumières (étoiles proches) relève de la gageure.



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